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Convention de financement de crédit à la consommation au profit des imams, des fonctionnaires du ministère et des employés des organismes sous tutelles

La banque Al-Baraka d’Algérie et le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs ont signé, hier, une convention de financement de crédit à la consommation au profit des imams, des fonctionnaires du ministère et des employés des organismes sous tutelles. Cette convention porte sur le financement des produits fabriqués ou assemblés localement et qui sont éligibles au crédit à la consommation, comme les véhicules, l’électroménager, les meubles, la céramique…

Le directeur du crédit à la consommation et de la monétique à la banque Al-Baraka Algérie, Saïd Karim, a insisté sur les avantages préférentiels accordés “à cette catégorie de population”. Le taux de marge, pratiqué dans le cadre du financement par Mourabaha, “est très bas et très compétitif”. La banque peut financer jusqu’à 90% du prix des biens, en fonction des revenus de la personne. Par ailleurs, le remboursement est échelonné sur une plus longue durée. “On est allé à la limite des délais fixés par la loi, explique Saïd Karim, pour que les mensualités à payer, par l’imam ou le fonctionnaire du ministère des Affaires religieuses qui sollicite le crédit à la consommation, soient légères.” La convention prévoit, d’ailleurs, un prélèvement à la source.

En d’autres termes, c’est le ministère des Affaires religieuses qui se charge de recouvrer les mensualités à payer des fonctionnaires pour les verser à la banque. Le ministère des Affaires religieuses s’est engagé à prendre en charge, temporairement, le paiement des mensualités au cas où le fonctionnaire serait confronté à des difficultés. “C’est un crédit halal”, assure le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa.

Pour la banque Al-Baraka, la signature de cette convention avec le ministère des Affaires religieuses est une certification que les produits qu’elle offre sont conformes à la chari’a. Selon Saïd Karim, depuis la relance du crédit à la consommation, jusqu’au mois d’avril dernier, la banque Al-Baraka Algérie a financé près de 8 500 clients pour un montant cumulé de plus de 8 milliards de dinars de crédit. En 2016, la banque a financé près de 5 000 clients pour un montant global de 4,7 milliards de dinars. Le crédit véhicule représente environ 90%. La banque détient environ 52% de parts de marché sur ce segment de crédit. La banque Al-Baraka profite de la préférence d’une bonne partie des Algériens pour les produits bancaires conformes à la chari’a. Elle semble avoir, également, capitalisé son expérience dans le financement du crédit à la consommation.

Pour rappel, cet établissement financier a été leader dans le crédit automobile, dans sa première version, avant son interdiction par le gouvernement. Aujourd’hui, grâce à ce savoir-faire capitalisé, cette banque a mis en place une organisation et des moyens pour une plus grande réactivité par rapport au marché.

Grâce, aussi, à son réseau d’agences, implanté dans les plus grands pôles urbains, la banque a pu capter une clientèle importante. Saïd Karim a rappelé que la banque a augmenté son capital de 10 milliards de dinars à 15 milliards de dinars. Avec cette nouvelle augmentation, la banque Al-Baraka “se retrouve parmi les établissements les mieux capitalisés de la place”. Elle est également considérée “comme l’un des établissements ayant le plus de liquidités sur la place bancaire”. La banque Al-Baraka a lancé récemment le service de banque à distance. “Nous avons adossé à la carte de paiement et retrait un nouveau service : le e-paiement. Nous avons lancé, également, le e-banking”, a annoncé Saïd Karim.

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